Romain Guillou, traducteur de l’anglais

Romain Guillou est né le 1er avril 1977 à Saint-Brieuc. Son enfance s’écoule dans la petite ville costarmoricaine de Lamballe, capitale mondiale du porc et de l’ennui. Engagé dans la filière scientifique, il passe son bac Sciences de la Vie et de la Terre, mais suite à la lecture de Kundera il découvre que la vie est ailleurs.

Il part un an aux Etats-Unis, à arpenter les rues de Manhattan et à lire les livres d’occasion qu’il déniche dans les petits stands de Washington Square. De retour en France, il s’inscrit à l’Université de Rennes II en littérature anglaise. Il choisit de faire son mémoire sur la traduction du roman de Nathanael West, A Cool Million. Par ailleurs, il est rédacteur pour le magazine L’Oeil Électrique et le site All Music pour lequel il signe des chroniques en anglais.

Il commence aussi à écrire ses propres fictions. Soutenu dans sa démarche par l’écrivain Sébastien Doubinsky, il publie plusieurs nouvelles dans des revues littéraires, puis un roman aux éditions du Zaparogue. Parallèlement, il développe sa pratique musicale au sein de son groupe et cosigne plusieurs albums – pour des expositions, la bande originale d’un documentaire sur les machines de l’île de Nantes et la bande son d’un roman de Sébastien Doubinsky.

Lors d’une tournée avec son groupe, il retrouve l’ancien éditeur de L’Oeil Électrique, lui aussi musicien, et à présent éditeur de la Marwanny Corporation. C’est le début d’une grande collaboration d’où sortiront des livres aussi essentiels qu’improbables comme Lettres d’insultes, Mon guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale ou Réussir ses courses, Listes d’achats à destination de ceux qui souhaitent définitivement arrêter de réfléchir.

Passionné par la littérature issue de la contre-culture américaine, de la Beat Generation au mouvement hippie, de Kerouac à Hunter Thompson en passant par Ken Kesey ou Tom Wolfe, c’est tout naturellement que les éditions Tusitala pensent à lui pour traduire Oscar Acosta.

En 2013, il traduit donc pour les éditions Tusitala Mémoires d’un Bison, de Oscar Zeta Acosta, avant de traduire la suite, La Révolte des Cafards, en 2014. Il reste dans la contre-culture américaine des années 1970 en s’attaquant, en 2015, au Volez ce livre d’Abbie Hoffman. Il devient également la voix française de l’écrivain américain Larry Fondation, et traduit Effets indésirables (2016) et Les Martyrs et les Saints (2018).

Tusitala

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