Mémoires d'un Bison // Oscar Zeta Acosta

Mémoires d’un Bison // Oscar Zeta Acosta

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Romain Guillou
Préface de Hunter S. Thompson
1972

320 pages // 20 euros
ISBN : 979-10-92159-00-4
Diffusion-distribution : Les Belles Lettres
Parution : 16 mai 2013

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tusitala-acosta-couvRongé par les ulcères, abruti par dix ans de thérapie, incapable de trouver sa place dans un pays qui rejette ses enfants basanés, Oscar Acosta plante son boulot d’avocat à l’aide sociale le 1er juillet 1967. Il quitte San Francisco et file sur les routes de l’Ouest américain. C’est le récit, quasiment initiatique, de cette journée-clé et de l’errance qui s’ensuit, que retrace Acosta dans ce premier roman. Il évoque son enfance dans un bled de Californie, l’absence du père parti pour combattre les Japonais en 1941, la violence quotidienne que subissent les siens, rejetés par les Blancs comme par les « vrais » Mexicains immigrés. Mais aussi son obésité qui le répugne, la découverte du sexe, de l’alcool et des drogues… Toutes ces blessures et ces obsessions qui nourriront son œuvre, littéraire comme politique : la discrimination raciale et la recherche de l’identité, individuelle et collective. Marqué par le gonzo journalisme de son ami Hunter S. Thompson et la contre-culture ambiante, Oscar Acosta signe un roman foisonnant, brut, traversé par un humour décapant. A travers son autoportrait tour à tour grotesque, lâche, agaçant, amusant ou attachant, le Bison californien esquisse un tableau plein d’ironie du pays qu’il aime et déteste à la fois. ☞ Oscar Zeta Acosta

« Oscar n’était pas vraiment passionné par les combats de rue, mais pour ce qui était des rixes dans les bars, c’était un furieux. L’association d’un Mexicain de cent dix kilos et de plusieurs doses de LSD constitue une menace mortelle pour ceux qui s’en approchent – mais quand le Mexicain en question se révèle être en fait un avocat chicano enragé, que rien ni personne n’effraye et qui a de facto la conviction qu’il va mourir à trente-trois ans (comme le Christ), alors là, vous avez affaire à un sacré cocktail. D’autant plus si l’enfoiré a déjà trente-trois ans et demi, qu’il a la tête bourrée d’acides Sandoz, qu’il porte un .357 Magnum à la ceinture, qu’il est suivi dans ses moindres déplacements par un garde du corps chicano armé d’une hachette, et qu’il a l’étonnante habitude de dégueuler des geysers de sang rouge sur votre perron toutes les trente à quarante minutes, ou à chaque fois que son ulcère malin ne supporte plus l’afflux de tequila pure. »

HUNTER S. THOMPSON – extrait de la préface

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REVUE DE PRESSE

☞ Chronique de Mémoires d’un Bison dans Le Canard enchaîné du 10 juillet 2013 : cliquer ici.

« Bizarre, précieux, des qualificatifs qui siéent idéalement à ces Mémoires. » Oscar Acosta dans Le Monde des Livres daté du 28 juin 2013 :  cliquer ici.

☞ Portrait des éditions Tusitala dans Le Matricule des anges de juillet-août 2013 : cliquer ici.

☞ Télérama (mai 2014) parle d’une « autofiction dantesque » signée par un écrivain « remarquable, poétique et cinglé » : cliquer ici.

Les Inrockuptibles ont retenu Acosta dans leur sélection des 15 poches indispensables de l’été 2014 : cliquer ici.

☞ Sur radio Nova, Richard Gaitet lit des extraits de Mémoires d’un Bison et La Révolte des cafards dans la Nova Book Box : cliquer ici.

☞ Un mot sur les éditions Tusitala et leur « superbe charte graphique » dans Livre-Hebdo : cliquez ici.

☞ Présentation et interview des éditions Tusitala sur le site Mediapart, en date du 25 juin 2013 : cliquer ici.

Liberté-Hebdo déclare que Acosta « redonne ses lettres de noblesse à l’expression (affadie, galvaudée) de politiquement incorrect, tant sur le plan de l’écriture que de l’engagement. » : cliquer ici.

Slate a retenu les Mémoires d’un Bison dans sa sélection des meilleurs livres de 2013 : cliquer ici.

Gonzaï a signé un très beau portrait d’Oscar Zeta Acosta : cliquer ici.

Actualitté loue notamment la traduction de Romain Guillou qui « réussit parfaitement à rendre compte d’une langue mordante, satyrique, grossière, corrosive, argotique, imagée et infiniment drôle » : cliquer ici.

☞ Chonic’art parle de cette « grande gueule au coeur énorme » : cliquer ici.

☞ Et même Biba ne résiste pas au charme magnétique du Bison : cliquer ici.

☞ Au Québec, on parle même d’Acosta à la radio, dans Lectures et châtiments (à 5’15) : cliquer ici.

 

LES LIBRAIRES EN PARLENT

☞ L’avis de David Rey, de la librairie Atout Livre (Paris, 12e) : « Traduites pour la première fois en français, et inaugurant le catalogue d’une nouvelle maison d’édition dont nous saluons la création, c’est un pan de l’histoire américaine et de la contre-culture des sixties phénoménal, un livre rare, précieux et fascinant ! »

☞ L’Avis de Philippe Guazzo, de la librairie Le Comptoir des mots (Paris 20e) : « Acosta a du souffle, du bagout, de l’humour et l’art du récit, qu’il soit halluciné à la façon gonzo, ou réaliste, avec ce mélange de mauvaise foi et de franchise provocante quand il écrit sa vie agitée de jeune mexicano impétueux en proie à la discrimination (…). Remercions les toutes jeunes éditions Tusitala pour leur travail salutaire et la qualité de cette traduction. »

☞ L’avis d’Alexandra Romaniw, de la librairie L’Atelier (Paris 20e) : « Dans une langue sans concessions, ces Mémoires d’un Bison écrites par un avocat américain d’origine mexicaine, sont à la fois réjouissantes, désopilantes et passionnantes. »

DU CÔTÉ DES BLOGS

☞ Sur le blog de Nice-Matin : « Jetez-vous sur cette tranche de vie déjantée. »

Encore du Noir partage son enthousiasme et insiste sur la « tendresse » avec laquelle on suit Acosta.

☞ Sur le site Ca dépend des jours, Mémoires d’un Bison est dans la sélection des tops littérature de 2013.

☞ Sur Les Lectures de Pasdel : « Une écriture licencieuse, sarcastique, qui exsude la souffrance, qui met en exergue les conflits des minorités, l’évolution de la société dans les années soixante. »

☞ Sur Fier Panda : « Lire ses mémoires, c’est pour moi un peu comme découvrir la genèse de son superhéros préféré. » ☞ Sur Mister Emma, on parle aussi du Bison.

☞ Et même les avocats défendent Acosta, dans La Conférence de Bruxelles !

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Du même auteur : La Révolte des cafards, Oscar Zeta Acosta, Tusitala, Couverture

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